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Mardi 3 novembre 2009 2 03 /11 /2009 19:30


Sa terre, c'était "La mère".

Jean Bonnin s'y était installé depuis 1934. C'est dire que c'est une vieille famille de notre commune bien connue du monde de la terre, de notre village et de Plan de Campagne. Cette terre où il s'est éteint à l'âge de 85 ans  y a vu pousser enfants, petits enfants, nièces et neveux. Elle y a vu un mariage heureux, puis endeuillé par la mort du premier enfant. Marie-Claude, sa fille, est venue combler d'affection ce foyer meurtri. 
Jean était bien connu du monde agricole, lui même agriculteur et éleveur. Il fut également administrateur de la cave coopérative du temps où les terres de Cabriès et de Plan de Campagne donnaient du vin.
Toute sa vie il fut fidèle à ses valeurs et à sa religion, et les transmit autour de lui. 
(Il nous a été rapporté combien cette famille sut accueillir et héberger des amis rapatriés d'Algérie en 1962, conformément aux promesses qu'elle leur avait faite des années auparavant.)  

Lors de la cérémonie religieuse en l'église de Calas, ce mardi 3 novembre qui suit à peine le jour des Défunts, un beau texte de Mère Térésa a été lu par les petites-filles de Jean, message d'espérance qu'il aurait voulu adresser à tous ses amis. 
Il a été inhumé peu après au cimetière de Gardanne, une gerbe de blé ornant sa dernière demeure. 


Hervé Fabre-Aubrespy, Marie-Thérèse Bagarri, Yvon Bacigalupo, Martine Guionnet, Pablo de Lard, Joëlle Duris, Hélène Martin ainsi que tous les amis de CTR adressent à Marie-Claude, Serge et leurs enfants ainsi qu'à toute leur famille, leurs plus sincères condoléances.  
 
Hélène Martin

Par HELENE MARTIN - Publié dans : CARNET
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Mercredi 12 août 2009 3 12 /08 /2009 12:51

Notre ami Louis REYNAUD a disparu vendredi dernier sans que personne n'ait pu le retrouver à l'heure actuelle. 

Nous sommes tous sous le choc.


Tous ses amis se sont mis immédiatement à sa recherche, d'abord près des lieux où des témoins croyaient l'avoir vu (Pichaury, Lagremeuse, Saint Amand, Les Milles), puis étendant leurs investigations plus largement.
Dès les premières heures, nos amis Marie-Thérèse, Joëlle, Martine, Christiane, Mireille, Régine, Claire, Robert, Jean-Marie, André, René, etc... (et Hervé Fabre-Aubrespy les ayant rejoints) et tant d'autres, ont écumé, mètre par mètre les bois, les buissons, et les fossés, tout ce qui ne pouvait être vu par hélicoptère.
Ils ont distribué les affiches à tous conducteurs, relayé l'information tous azimuts, Marie-Thérèse l'ayant donnée également au cours de la messe.

Louis est un être généreux : il a toujours été présent pour rendre service à sa commune et à ses amis. Nous sommes aux côtés de Michelle et de sa famille en cette douloureuse épreuve.


RESTONS TOUS MOBILISES







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Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /2009 19:40

Un pethibou est né cette année encore sous notre toit (cabricabrac juillet 2008).


Il semblait être sorti trop tôt de son nid et plutôt malingre. Il a péniblement regagné Dame Nature : lui a-t-elle laissé sa chance ?


On dit qu’en Provence, ce n’est pas un porte-bonheur. Peu importe ! dans mon pays natal, il l’était.

Et puis, tout le malheur du monde ne vient pas des hiboux que je sache.
C’est, en revanche,  une bête tellement précieuse  à notre écosystème. 

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Jeudi 9 juillet 2009 4 09 /07 /2009 21:59
Monsieur Marcel Lacombe vient de décéder et son inhumation a eu lieu ce jour, vendredi 10 juillet. Une messe a été dite en l'église de Calas.

Monsieur Marcel Lacombe est né en janvier 1935 à Nice.
Ses parents sont venus s'établir à Marignane ( lors des grands travaux de l'aéroport) alors qu'il était enfant. Engagé à 18 ans sur un porte-avions, il fait le tour du monde et il apprend à piloter. Puis, après avoir repris des études aux Arts & Métiers, il a fait carrière à la chambre de commerce de Marseille comme dessinateur industriel à l'aéroport Marseille-Marignane. 
Son épouse Cathy lui donnera deux enfants, Norbert & Valérie (avec qui notre équipe a eu le plaisir de travailler pendant une partie de notre mandat municipal, puisque cette dernière a dû suivre son époux en Arabie Saoudite et en Corée.  Aujourd'hui, elle a réintégré l'administration communale de Cabriès)
La famille a résidé longtemps sur la commune de Chateauneuf-les-Martigues où Marcel sera élu pendant 12 ans. Son mandat laissera des traces encore vives aujourd'hui . Attentif à la jeunesse, il fondera le foyer des jeunes( lors de la messe, une évocation de son engagement socioculturel et sportif auprès la jeunesse n'a pas manqué de lui être adressée).
 
Il y a 35 ans, la famille s'est installée  à Chamfleury.
La famille connaîtra une grande épreuve, puisque Marcel et son fils Norbert furent victimes d'un grave accident.

Elu aux côtés de Raymond Martin,  il a été en charge de l''eau et l'assainissement durant 14 ans. Ici encore son dévouement, sa compétence et sa générosité sont dans les mémoires.
Grand chasseur, ami de la nature et des chiens ( Setter), il aimait beaucoup raconter et communiquer ses passions. C'était un provençal dans l'âme ( l'évocation a été faite par  un de ses amis à l'église) 
Il a passé une grande partie de sa vie au service des autres et a été apprécié par tous ceux qui l'ont connu.

Hervé Fabre-Aubrespy, Marie-Thérèse Bagarri, Martine Guionnet, Joëlle Duris, Hélène Martin,  Yvon Bacigalupo, Pablo de Lard, et tous les amis de CTR qui l'ont connu et apprécié, présentent à sa famille toutes leurs sincères condoléances.

Martine Guionnet
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Dimanche 11 janvier 2009 7 11 /01 /2009 09:57

Sans vouloir hiérarchiser les personnalités qui « comptent » aujourd’hui sur notre commune, nous pouvons affirmer que le Docteur Raffier en est l’une des plus estimables.  

En venant s’installer sur notre commune il y a quelques années, le Docteur Raffier et son épouse ont permis que le nom de Cabriès soit associé à l’une des grandes œuvres humanitaires de ces dernières décennies. Cabriès est connue des quatre coins du monde d’où les dons proviennent, des Ministères que le Docteur n’a cessé de fréquenter, des pays africains et de leurs chefs d’Etat, du village de Raffierkro et de ses habitants : tous savent, en effet,  que le Docteur Raffier habite un petit village de Provence, Cabriès, dont ils n’oublieront jamais le nom !

Incontestablement, Cabriès lui doit ce privilège, et n’est que son « obligée » lorsqu’elle le reçoit dans la Maison communale pour la remise des Palmes Académiques ce 23 décembre 2008.

 

Toute la famille du Médecin Général Gilbert Raffier et de son épouse, Mija, était présente, venue d’Autriche, d’Angleterre, de Paris, de Suisse, de Marseille, etc…et du Piton ; ne manquait à l’appel, sauf erreur, qu’une petite-fille installée actuellement à Vancouver. Des proches étaient également présents.

Le maire a rapidement rappelé le parcours du Docteur Raffier ainsi que la réception faite en mairie le 15 octobre dernier pour honorer ce dernier ainsi que le village de Raffierkro pour l’opération de sauvetage de pilotes français crashés dans la brousse.

 

Le professeur Kern, venu au nom du Premier Ministre et du Ministre de l’Education Nationale distinguer le Docteur Raffier, nous a fait partager un songe d’où émergeait peu à peu le village de Raffierkro tel qu’il s’est bâti au cours des années : là, l’hôpital, à côté, le groupe scolaire, les « intouchables de jadis » qui jouent aujourd’hui avec les autres, les ateliers d’artisans, la maison communale, la maison des jeunes, la coopérative, les premières récoltes, le barrage hydraulique, les rizières  …« Quel bon vent vous amène ? » demande le chef du village au visiteur onirique. «  Je viens pour les Palmes ». « Mais, les Palmes c’est à Cabriès qu’elles sont remises ». Le songe se termine. Merci Mr. le Professeur de nous avoir fait ainsi traverser le temps et l’espace.

Puis, la brillante carrière du Médecin Général Raffier est brossée par le Professeur Kern (Commandeur des Palmes Académiques) : Concours de la Santé navale et des Officiers de Marine, Ecole d’application du Pharo de Marseille, affectations au Mali, en Maurétanie, en Centre Afrique, en Côte d’Ivoire, Congrès internationaux, Commandeur de l’Ordre du Mérite, Officier de la Légion d’Honneur …(Tout ceci est affreusement résumé, pardonnez-moi, Docteur).

 

Les Palmes Académiques attribuées par décret du Premier Ministre du 24 avril 2008 saluent le « Modèle pour notre Education Nationale » qu’a été l’œuvre du Docteur Raffier. Bâti sur le socle de la langue française et du respect de la démocratie, ce projet a inséré dans un système scolaire moderne des enfants privés d’enseignement. Il n’a pu réussir que parce qu’il s’est fait dans un consensus générationnel d’entraide et d’effort individuel.

 

Si nous avons regretté que le récipiendaire n’ait pu dire quelques mots, comme l’interdit la bienséance qu’il connaît si bien, nous avons pu apprécier l’intervention de Mija qui a rappelé un des principes qui a guidé leurs pas : « Les vrais hommes de progrès sont ceux qui ont pour point de départ le respect du passé – Renan »
Toutes nos sincères félicitations au Docteur.

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Dimanche 11 janvier 2009 7 11 /01 /2009 09:55












Le 20 décembre 2008,  le 8ème petit enfant de Christiane et de Yvon Bacigalupo est né : et c’est le GARCON  tant attendu dans le cercle familial. 

JULIAN pesait à sa naissance 2,7 kilos.

Félicitations à la maman Nathalie et au papa.

Nous savons que le grand-papa Yvon, qui adore toutes ses petites-filles et ses trois filles est particulièrement heureux de voir les troupes masculines de la famille enfin renforcées. 

 

Toute notre affection et tous nos vœux à nos amis.

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Dimanche 23 novembre 2008 7 23 /11 /2008 23:56

Jeudi soir, en une demi-heure, le maire avait tôt fait de remettre la Médaille d’Honneur du Travail à une quinzaine de récipiendaires sur les 40 attendus, lors d’une réception en présence du conseil municipal (CTR était représenté par Joëlle Duris et Hélène Martin). C’est une manifestation traditionnelle qui honore les salariés qui totalisent au moins 20 ans de carrière, sous l’égide de la Fédération Nationale des Décorés du Travail de France. A Cabriès c’est l’Association des Décorés du Travail d’Aix-en-Provence et Pays d’Aix, dont la permanence est à Aix, représentée par M. Maurin, qui est venue remettre les distinctions : médaille d’Argent pour 20 ans, Vermeil pour 30 ans, Or pour 35 ans, Grand-Or pour 40 ans.

Les personnes médaillées du Grand-Or sont beaucoup plus nombreuses qu’auparavant, et sur notre commune, il y avait un salarié qui totalisait même 47 ans de bons et loyaux services. Depuis un décret de 2000, la notion du nombre d’employeurs n’est plus exigée (auparavant il fallait avoir travaillé chez le même employeur) et de nouvelles périodes de la vie professionnelle, comme emploi jeunes, CES, CAT, apprentissage, formation en alternance, sont prises en compte

Innovation suggérée par Michel Santiago qui en a été distingué l’année dernière à Aix-en-Provence sur recommandation d’Hervé Fabre-Aubrespy : la Médaille du Bénévolat.

Un petit apéritif a clos la cérémonie.

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Dimanche 19 octobre 2008 7 19 /10 /2008 22:53

Un grand moment d’émotion et d’élévation de l’esprit à l’écoute du Médecin Général Raffier et de la maman de Julien, l’un des deux jeunes soldats sauvés d’un crash d’hélicoptère par le village de Raffierkro.

Le Docteur Raffier ainsi que Mme Trabacchi, la maman de Julien, et les grands-parents de ce dernier, étaient reçus en mairie par le conseil municipal, mercredi 15 octobre à 11 heures.

Rappelons que cet été, un hélicoptère militaire s’est crashé à quelques kilomètres du village Raffierkro, fondé par le Docteur Raffier en Côte d’Ivoire. Aussitôt, le comité des jeunes du village, sous la responsabilité de Jean-Claude Nambia, connu à Cabriès parce qu’il accompagne les jeunes de Raffierkro au TIM, est allé secourir les jeunes hommes blessés dans la brousse. Contact immédiat était pris par le village avec le Docteur Raffier, à Cabriès, pour assurer la coordination avec l’Etat Major français.

Après une introduction du maire, qui a rappelé la prestigieuse carrière du Docteur Général Raffier et son œuvre en faveur du village qui porte désormais son nom, lecture a été faite du mail envoyé par Jean-Claude Nambia, à l’origine de cette action de sauvetage. Ce dernier remercie Cabriès de penser en ces instants au village de Raffierkro, adresse toute son affection au fondateur, grand-père et père de son village, et phrase, qui touche notre pays au plus profond de notre cœur, ajoute « Sauver, un soldat français, c’est nous sauver nous-mêmes. »

Jean-Claude Nambia n’a pas manqué de saluer également tous les maires qui se sont succédés depuis 2000, et qui ont soutenu Raffierkro.  

Le discours du Docteur Raffier, quant à lui, avait la puissance de sa conviction inébranlable dans la bonne volonté des hommes, et l’émotion qui l’étreint lorsqu’il parle de son cher village. Il a remercié la famille du jeune soldat qui a eu la délicatesse de se rendre à son domicile avant la cérémonie (Mija, en convalescence n’a pu être présente), et a souhaité partager toutes les éloges et distinctions dont il a été honoré, avec tous ceux, qui très nombreux, témoignent leur soutien à son action. Le docteur Raffier a tenu également à citer Hervé (Fabre-Aubrespy) qui s’était rendu en Côte d’Ivoire pour l’inauguration du barrage, et Pierre Charpin, sous le mandat duquel l’équipe de Raffierkro est venue pour la première fois au TIM. « Ce sauvetage au péril de leurs vies, l’évacuation des blessés et la coordination avec l’Etat Major français par mes soins, sont le résultat d’une connivence filiale avec mon village et le comité des jeunes. Ils m’informent comme un fils à leur père. Ce sont les enfants des parents lépreux que j’ai soignés et avec qui je poursuis le développement du village. »

Le docteur Raffier a rappelé également leurs actions communes en  2003 pour éviter des actes de banditisme dans le village : « cette connivence filiale » a permis que le village ne soit plus inquiété depuis.

Le docteur Raffier qui ne cache pas, quel que soit son public, son profond attachement à la France, « porteuse d’humanité », à l’Armée Française et à ses représentants Outre-mer, n’a pas manqué de souligner que « certains savent nous le rendre, et que, c’est pour nous tous notre récompense et notre Honneur ». Ce sont des propos dont on a bien besoin, Docteur Raffier,  au moment même où l’on siffle le drapeau français à l’occasion du match de football France-Tunisie. La maman de Julien, avec toute l’émotion d’une maman qui a cru voir sa vie s’effondrer en apprenant le crash de son fils, a dit combien pour elle, le Docteur Raffier (qu’elle a voulu toucher) avait été La Providence.

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Samedi 27 septembre 2008 6 27 /09 /2008 18:08

A l’occasion de la Journée Nationale d’Hommage aux Harkis et autres membres des Forces Supplétives qui a lieu, depuis le décret du 31 mars 2003, tous les 25 septembre, de nombreuses communes s’associent à la Reconnaissance de la Nation pour ces hommes, français-musulmans qui ont combattu pour le drapeau français.

AUCUNE COMMUNICATION OFFICIELLE DU MAIRE N'A ETE FAITE SUR LA COMMUNE POUR L'Y ASSOCIER.  

Plus personne de sérieux aujourd’hui ne met en cause l’abandon de la France qui, après les accords d’Evian, « ne les a pas protégés des massacres en 1962, frappant les militaires comme les civils, les femmes comme les enfants, massacres qui laisseront pour toujours l’empreinte de la barbarie » selon les propos mêmes de Jacques Chirac en 2001, alors Président de la République. Abandonnés, oubliés, rejetés, cachés, ils réclament aujourd’hui la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat français, la libre circulation entre la France et l’Algérie (M. Bouteflika leur ferme les frontières) et une meilleure considération de leurs problèmes et des atteintes à leur dignité.

 

Leur dignité, Fatima Besnaci-Lancou, écrivain et présidente de l’association Harkis et droit de l’Homme, est venue en parler lors du colloque organisé à Marseille pendant 2 jours sur le thème « Mémoire Maritime du rapatriement d’Algérie », à l’Alcazar à l’initiative de l’association French Lines dans le cadre de Septembre en mer. Des historiens, des archivistes, l’INA, des témoins étaient appelés à la barre d’une mémoire meurtrie.
Aujourd’hui, nous laissons la parole à Fatima Besnaci-Lancou, écrivain, fille de Harki, qui a quitté l’Algérie en 1962, à l’âge de 8 ans, indélébilement imprégnée de la douleur de cette histoire, et auteur du bouleversant « Fille de Harki » (Editons de l’Atelier – 2003) et de « Nos mères, paroles blessées. Une autre histoire de Harkis » (Editions Emina soleil – 2006).

L'intervention de Mme Besnaci-Lancou a porté sur  « La traversée de la Méditerranée vue par les femmes de Harkis ».
« Certaines femmes, après mon premier livre sont venues spontanément me parler. Elles étaient le plus souvent intimidées et avaient des blocages. L’évocation du nom d’un camp – où les Harkis furent parqués à leur arrivée et de longues années durant -  ou des « cales » dans lesquelles elles avaient voyagé lors de leur exil, m’ouvrit leur confiance. Je leur avais demandé de parler de l’année 1962, de la traversée, de la vie dans les camps, de ce qu’elles pensaient aujourd’hui de l’Etat français et de l’Etat algérien.

Très curieusement, elles ne voulaient pas parler de la traversée.

Elles étaient des femmes mariées de 14 à 40 ans – peu de veuves, car elles étaient remariées -  paysannes qui n’avaient jamais vu la mer. La pratique de la mer était un acte masculin. Elles avaient laissé leurs parents et quelquefois des enfants ». Si Mme Besnaci ne veut pas hiérarchiser les peines et les douleurs entre les Harkis et les Pieds Noirs, elle souligne la déchirure particulière subie par ces français musulmans ayant choisi la France. «  Dans les cales où on les avait acheminées, en quasi clandestinité, elles tombaient à genoux, implorant Dieu, ne se comprenant pas les unes les autres, car elles parlaient des dialectes différents et peu le français. A leur départ, elles n’avaient pas eu beaucoup de contacts avec les Pieds-Noirs rapatriés, car du camp de Zéralda, près d’Alger, où on les avait rassemblées, on les avait embarquées directement et discrétement dans les cargos en partance pour Marseille. »
 Mme Besnaci-Lancou a noté combien les souvenirs de ces femmes lors de cette traversée portent essentiellement sur la protection de leurs enfants, et quelquefois sur des accouchements où la solidarité a beaucoup fonctionné. Elles parlent du mal de mer, de l’obscurité des lieux, d’enfants qui meurent en couches.

Après ce sera le transfert dans les camps d’hébergement dont les barbelés – mis notamment pour les protéger des intrusions du FLN - et la mise à l’écart de la société française – là, pour des raisons honteusement politiques - laisseront à leurs enfants un goût amer d’humiliation, et des blessures jamais pansées.  

Les traversées de l’exil sont toujours bouleversantes,surtout lorsqu’elles sont faites dans la précipitation et dans une totale désorganisation, ou, pour ce qui concerne les Harkis, dans la clandestinité.
Tous ces infortunés, européens pieds noirs et musulmans harkis, qui ont été amenés à connaître cette traversée sur les navires de la Compagnie Générale Transatlantique (le Ville d’Alger, le Napoléon, etc…),  la Compagnie des Messageries Maritimes (le Ferdinand de Lesseps, etc…), la Compagnie de Navigation Mixte (le Kairouan, le Djebel Dira, etc…), la Société Générale du Transport Maritime (le Sidi Ferruch, etc…), ont tous salué le dévouement des commandants et de leurs équipages, qui souvent ont embarqué plus de passagers que permis.


Dans un prochain numéro de Cabricabrac, nous reviendrons sur l’intervention du Professeur d’histoire contemporaine, Paris 8, Daniel Lefeuvre, qui a fait un travail détaillé sur les « Les Français d’Algérie, décider de partir » et nous rendrons compte d'un témoignage d'une pied-noir, alors fillette en 1962, sur sa traversée dans le plus grand dénuement, qui a été lu lors de la seconde journée .

 
« Français et Algériens – Art, Mémoires, Histoire » : Une série de manifestations culturelles et scientifiques du 10 au 31 octobre à Paris, dans des lieux emblématiques : Invalides, Sénat, Sorbonne, etc…http://www.harki.net

   

 

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Samedi 27 septembre 2008 6 27 /09 /2008 18:07

Un de nos concitoyens cabrièsiens, vient d'être nommé par le Conseil des Ministres, directeur des services actifs de la police nationale, directeur central de la police judiciaire. Il était auparavant directeur interrégional de la police judiciaire de Marseille, depuis le 1er septembre 2006.
Nous lui adressons toutes nos félicitations pour cette très haute promotion.

 

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