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Près de 15 000 personnes dans la salle et sur l’esplanade du Parc Chanot sont venues écouter leur candidat-président, Nicolas Sarkozy. Il était accompagné d’une brochette de ministres, dont François Fillon, le premier ministre, du chef de la diplomatie française, Alain Juppé, et de Carla Bruni-Sarkozy, ovationnée, d’une élégante discrétion.
C’est par un hymne d’amour à la France que le candidat a ouvert son discours : "Je suis venu parler de la France. On ne parle pas assez de la France,
comme si c’était démodé."
Mais c’est d’une France Forte qu’il s’agit. Le candidat président évoque alors les deux grandes crises que la France a traversées : "La France a tenu".
Il démontre combien son action et celle du gouvernement ont évité les catastrophes qu'ont connues nos voisins et les USA, même s’il admet qu’elles
ont coûté aux Français : "Ces décisions je les assume parce qu’elles étaient difficiles, et si ces décisions n’avaient pas été prises à temps, où en serions-nous
aujourd’hui ?"
Il fustige en conséquence "Ceux qui font comme si rien de grave ne s’était passé depuis trois ans dans le monde (…) ceux-là mentent aux Français".
Nicolas Sarkozy plaide ensuite pour les valeurs sur lesquelles la France a dû s’appuyer pour faire face à la crise et qu’il entend continuer de défendre : le Travail, la Responsabilité, l’Autorité, une Seule et Même Nation, un Etat Fort, " valeurs qui ont été abandonnées pendant trop longtemps par ceux-là même qui avaient la responsabilité de les défendre."
Il ne manque pas à cette occasion de fustiger le funeste accord électoral PS/EELV sur la filière nucléaire : "Moi, je ne pourrais pas paraître devant ces
ouvriers à qui l’on dit : votre emploi nous le volons pour gagner la place que nous voulons !"
Il énonce alors ce que veut dire « Aimer la France », véritable réquisitoire en creux contre le programme socialiste et son candidat :
- c’est la solidarité aujourd'hui et entre générations,
- c’est le refus d’accepter les 35 heures,
- c’est le refus de promettre la retraite à 60 ans en sachant que dans 10 ans, on ne pourra plus payer les retraites,
- c’est le refus d’augmenter les dépenses publiques et les impôts en pleine crise mondiale,
- c’est le refus d’aborder l’immigration sur la seule posture idéologique,
- c’est le refus de réduire la nationalité française à une adresse
- c’est le refus de toute dérive communautariste,
- c’est la volonté de rendre la France maîtresse de son destin et maîtresse chez elle,
- c’est le refus de tout compromis avec les valeurs républicaines,
- c’est la continuité du service public,
- c’est le refus du double langage : "Où est la vérité lorsqu’on fait semblant d’être Thatcher à Londres et Mitterrand à Paris ?" (allusion aux récents propos de F. Hollande au journal The Guardian)
- c’est le refus d’instrumentaliser des sujets graves comme l’euthanasie,
- c’est le refus de fragiliser la trame de notre vie sociale, la famille, le mariage, quels que soient les bouleversements qu’ont connus ces institutions,
- …
"Plus libre que jamais", Nicolas Sarkozy dénonce les "corps intermédiaires qui souvent confisquent la parole des Français. Je ne serai pas le candidat d’une petite élite contre le peuple. Le référendum c’est l’esprit de la Vème République ».
Refusant d’appliquer le sectarisme des socialistes et soulignant combien la France peut être fière de ses actions récentes en Lybie, Côte d’Ivoire, Géorgie, etc.., Nicolas Sarkozy pour conclure, avance deux nouvelles propositions :
- une modification du mode de scrutin, avec l’introduction d’une petite dose de proportionnelle pour que tous les grands courants politiques puissent avoir leurs représentants
- une réduction du nombre des parlementaires pour montrer l’exemple de la raison.
"Aidez moi à réussir pour la France, à rassembler le peuple de France".
Un discours qui dérange les immobilismes et les corporatismes.
Le discours du courage.
Nicolas Sarkozy a raillé un Hollande qui "fait semblant d'être Thatcher à Londres, Mitterand à Paris"....
Il fait référence aux récents propos de Hollande au journal anglais The Guardian :
"C'était la guerre froide et Mitterrand a nommé des communistes au gouvernement. Aujourd'hui il n'y a pas de communistes en France"..". La gauche a gouverné pendant 15 ans, pendant lesquels elle a libéralisé l'économie et ouvert les marchés à la finance et à la privatisation. Il n'y a pas de crainte à avoir", dit-il encore.
Le "peuple de gauche" devrait commencer à se poser de sérieuses questions sur le candidat
socialiste.