Mardi 13 juillet 2010 2 13 /07 /Juil /2010 23:22

Afin de marquer leur désaccord sur la réforme des collectivités territoriales proposée par le Gouvernement de M. Fillon, le maire et son équipe majoritaire ont décidé de fermer au public les services de la mairie centrale, les services techniques et ceux de la mairie annexe, le mardi 13 juillet au matin.

(L'après-midi du 13 juillet est traditionnellement fermé en raison des fêtes du 14 juillet.)

 

 

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Lors du dernier conseil municipal du 12 juillet Hervé Fabre-Aubrespy a fait une intervention remarquée sur cette journée de protestation de la majorité municipale (reproduite prochainement).

 

Hélène Martin : " Je croyais que vous fermiez la mairie en signe de protestation contre la RD 9 au Sud !"

 

Mais non.

 

Une question orale sur ce sujet a été posée par l'opposition CTR en urgence ; elle n'a pas été acceptée par le maire. N'y aurait-il pas urgence pour la RD 9 ?  

  

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Le conseil municipal du 12 juillet fera l'objet d'un prochain numéro.

Par HELENE MARTIN
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Dimanche 11 juillet 2010 7 11 /07 /Juil /2010 23:59

Si les sardines n'apprécient pas le square Jean Ridus, le square Jean Ridus apprécie les sardines.

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( Place Jean Ridus - Derrière les sardines, les tags ...).

 

Le 25 juin dernier, 258 personnes pour déguster ces offrandes de la mer, lors d'une des premières soirées à la température clémente.

Au même moment , "Molière, malgré tout" donnait son spectacle à Trébillane.

 

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Par HELENE MARTIN
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Dimanche 11 juillet 2010 7 11 /07 /Juil /2010 23:51

 

Nul besoin de parler provençal pour comprendre les interprétations de Sébastien Manganelli et du groupe Crous et Pielo. Chansons traditionnelles en provençal, compositions personnelles et sketches tirés du répertoire de Marcel Pagnol.

 

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Le groupe Crous et Pielo est composé d'amateurs qui exercent tous un autre métier. Plusieurs d'entre-eux sont marins-pompiers et leur activité professionnelle ne leur permet  pas de donner des concerts au cours de l'été.

C'est donc tout à fait exceptionnellement qu'ils ont répondu positivement à la proposition du Collectif Prouvenço et de son représentant Jean-Pierre Richard.

 

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Sachez  que notre collègue Martine Guionnet est à titre personnel un membre très actif de ce collectif provençal et qu'elle a convaincu notre commune d'y adhérer.

 

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La relève est assurée !

Par HELENE MARTIN
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Dimanche 11 juillet 2010 7 11 /07 /Juil /2010 23:45

Maintes fois reportées pour cause de grève et de panne de bus, les traditionnelles journées sportives scolaires ont enfin connu un heureux dénouement. La dernière journée sportive a pu avoir lieu vendredi 3 juillet. Cette fois, la canicule était au rendez-vous mais les enfants ont su y parer : tous à la piscine, avant de recevoir une petite récompense.    

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Par HELENE MARTIN
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Lundi 5 juillet 2010 1 05 /07 /Juil /2010 01:00

Couverture

 

 EDITO

 

L'esprit est déjà aux vacances.

 

Pourtant, à Cabriès, la déception est dans les coeurs avec les derniers rebondissements sur la RD9 : un camouflet à la CPA ; un avis en faveur du tracé SUD par la commission d'enquête.

Le personnel municipal s'est mis en grève pendant deux journées, en quête de reconnaissance.

Les investissements de l'année sont revus à la baisse, les dépenses de nécessité réduites.

Les impôts n'ont pas baissé et les services aux habitants n'ont pas augmenté.

L'opposition à l'opposition est  toujours la priorité de la majorité.

Les boucs émissaires, toujours recherchés.

Les conseils municipaux, des combats et non des débats. 

Une nouvelle fois, le conseil municipal prévu le 7 juillet a dû être reporté, suite à une erreur signalée.

Et les tarifs du vide grenier de l'été sont passés de la gratuité ... à 10 € pour les habitants de la commune.

Enfin, tout est bien.    

 

 

Dans le présent numéro, une surprise .....à l'article "Musique !" 

 

Sommaire

Ecole de Cabriès : réunion houleuse

Hervé Fabre-Aubrespy : Pour que l'école de Cabriès se fasse - L'enregistrement intégral

Musée de Cabriès : Rouault

Ailleurs, expo de rêve - Gasiorowski, Alechinsky, Brown ...

Journées sportives scolaires : les tribulations

Musique !

Arts K Danse : l’émotion

Théâtre à Trébillane

RD 9 : TRACE SUD pour le commissaire enquêteur (rappel)

Une grève de protestation du personnel municipal à Cabriès(rappel)

Fête de la musique (rappel)

Plan de Campagne : Halles de Producteurs Terres de Provence (rappel)

 

 

 

 

 

 

Tous droits réservés. Photos par Hélène Martin

 

Par HELENE MARTIN
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Lundi 5 juillet 2010 1 05 /07 /Juil /2010 00:52

Le CAUE, association de conseils aux collectivités locales en matière d'urbanisme et d'architecture, a présenté ses réflexions sur la nouvelle école de Cabriès lors d'une première réunion publique, le 26 juin.

80 personnes sur 2 000 mails qui auraient été adressés (CNIL ?) étaient présentes.

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Rappel : Les permis de construire des 2 projets précédents présentés par l’équipe d’Hervé Fabre-Aubrespy ont fait l’objet de 2 recours en annulation de l’association Steppes et de 2 jugements en annulation par le Tribunal administratif de Marseille.

La Municipalité actuelle n'a pas donné suite aux contentieux et a décidé la réalisation d'un nouveau projet. Le CAUE est là pour l’aider.

2 tables rondes ont déjà réuni parents d’élèves, enseignants, CIQ de Cabriès, l'association Steppes et les élus de la majorité, mais ont exclu expréssement les représentants des élus de l’opposition CTR, ce qui revient à exclure les 2400 électeurs qui  les ont élus.

 

Voici les réflexions du CAUE : Les documents présentés peuvent être téléchargés après demande à la mairie jusqu’au 5 juillet.

 

Pourquoi recomposer le socle du piton ?  La comparaison entre l’urbanisation actuelle et celle du début du siècle dernier démontre l’éclatement actuel de l’habitat, sans limite précise, contrairement au passé où le tissu urbain s’agglomérait autour du village.

Conséquence : il y a urgence à endiguer cet étalement et profiter de l’implantation du groupe scolaire pour structurer et revitaliser ce secteur.

 

Comment faire pour recomposer le socle du piton ?

4 objectifs :

- 1er objectif  = Le grand pré

Préserver et valoriser le pied du piton, en fixant une limite très claire à l’urbanisation dans le cadre du Plu ; conserver l’intégrité du grand pré ; donner une valeur d’usage à ce grand pré ; réaménager le remblai autour de l’école de musique afin de la tourner vers le village.

- 2ème objectif = Les voies

Pacifier la circulation qui est aujourd'hui de transit et prévoir une voirie partagée entre piétons, cyclistes et automobiles.

- 3ème objectif = La place publique

Créer un espace fédérateur à la convergence des voies de circulation avec commerces et logements. Le CAUE estime que les commerces manquent de visibilité et pourraient être déplacés dans ce nouvel espace.

- 4ème objectif = Le groupe scolaire

L'Implanter dans l’espace  de 8 000 m2 compris autour de la Maison des Arts, les besoins globaux ayant été estimés à 6050 m2 y compris cour, préaux et terrain de sport. Il comprendrait 12 classes + 2 classes complémentaires prévisionnelles. Le CAUE rejette à priori l’implantation d'un projet sur l’ancienne école, compte tenu du déficit des surfaces qu’elle présente et des difficultés de sa rénovation.

140 places de stationnement seraient réparties sur trois secteurs afin de répondre aux différents besoins. La Maison des Arts, actuellement isolée, serait réintégrée dans l’ensemble.

Architecture basse, de plain pied et travaillée sur un effet de « socle » du piton.

 

Les préconisations architecturales

R2 

R3

En premier lieu  : recomposer les espaces publics, essentiellement  avec une circulation ralentie par une « voie à 30 », une requalification de la route des Ecoles et des poches de stationnements,  la création d’une  place publique qui logera de nouveaux commerces. 

En second lieu : implanter  l’école en tenant compte de la qualité paysagère, du fonctionnement de l’école , et de sa qualité environnementale.

Le 1er scénario : « Concentrer » présente, de l’aveu même du CAUE, l’inconvénient de ne pas dialoguer avec le village

Le 2ème scénario : « Ourler » joue avec la déclivité du terrain et fait disparaître l’architecture.

Le 3ème scénario : « Imbriquer »  fragmente le bâti, d’où un impact sur le fonctionnement.

 

Le débat

 

Les interventions ont principalement porté sur :

- l’implantation et l’usage du terrain de sport,

- le devenir de l’ancienne école,

- les inquiétudes sur l’authenticité du village, sur les nuisances qu’un tel  projet pourrait amener en termes de circulation, de stationnement, etc , et sur le maintien des commerces actuels,

- l’impact du projet et le risque de nouveaux recours qui en découlent,

- la garantie sur le  devenir du pré ; parallèlement l’évolution du Plu, qui avait avancé sous Hervé Fabre-Aubrespy et qui n’a plus  bougé depuis,

- la maîtrise foncière de la place publique projetée,

- l’impérieuse nécessité de donner la priorité à l’école, face aux autres intérêts.

 

 

Aux deux premières questions, la municipalité  répond que toutes les solutions restent ouvertes.

A la troisième question, la municipalité  répond que la zone de chalandise créée par le nouveau projet ne pourra que favoriser les commerces existants.

A la  question relative à l’impact du nouveau projet, le CAUE  répond que l’empiétement sur le pré du précédent projet était plus important, et que le projet d'école actuel n'a pas été envisagé comme un projet isolé.

A la question sur le devenir du pré et du Plu posée par le représentant de la Steppes, la municipalité répond qu’on peut le résoudre dans le cadre du Plu, mais qu’il est préservé, d'ores et déjà par les clauses de l’acte de vente à la commune qui en limitent l’utilisation. Cette dernière réponse ne convainc pas la Steppes.

 

On a assisté à de fortes humeurs au cours de la réunion qui démontrent que le consensus n’est pas encore acquis.

- Réaction des commerçants et propriétaires de Cabriès, inquiets du maintien de leurs activités, et qui se sont plaints de ne pas avoir été encore consultés.

- Vif échange entre les tenants d'un projet sur l'emplacement de l'école actuelle et ceux qui y sont opposés.  Ainsi, un intervenant reprochait aux scénarii présentés de ne pas inclure une

4 ème option portant sur l’emplacement actuel. Elle permettrait notamment, selon ce dernier, de ménager une position de repli en cas d’annulation par les tribunaux d’un des scénarii retenu : « Ce que l’on reproche au Conseil général pour le tracé nord de la RD 9, vous le faites ici ».

Ce dernier fut alors rangé dans le camp de la Steppes par l'élu aux affaires scolaires. (Manière bien à soi d'envisager la pratique de la libre opinion, pourtant érigée en principe préalable !).

Indignation de la salle et de l’interpelé.

Indignation du maire quant aux peurs et intérêts personnels qui obstruent son projet «  Il faut arrêter de mettre des bâtons dans les roues » (Que ne l'a t-il pas recommandé des années plus tôt !)

 

R5L'Architecte Conseil, M. Raymond, qui intervient pour indiquer qu'un tel projet doit impérativement être accompagné d'une réflexion globale et interactive sur le Piton et ses abords, ainsi que d'un projet sur le paysage, est prié par le maire de se taire. (Manière bien à soi d'être à l'écoute de tous !).

 

 L’intervention d’Hervé Fabre-Aubrespy ( sur la photo ci-contre) fait l’objet d’un article à part.

 

On le voit, pour la municipalité actuelle, l'exercice pratique de la démocratie est plus facile à dire qu'à faire.  

Par HELENE MARTIN
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Lundi 5 juillet 2010 1 05 /07 /Juil /2010 00:50

L'intervention d'Hervé Fabre-Aubrespy suit celle d'une femme qui a toujours vu cette école, malgré ses 38 ans.

 

"Vous êtes très jeune, Madame. Mais vous pourriez avoir 53 ans et avoir été déjà dans cette école, car c’est mon âge et l’âge de cette école.

Nous nous trouvons d’ailleurs un peu rajeunis parce que nous avons déjà eu ce genre de débat.

Je suis très content que ce projet avance et je déclare d’emblée que les conseillers d’opposition feront tout pour que cette école soit faite le plus vite possible.

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Le CAUE a été consulté et je les félicite de l’étude ; ils sont spécialistes de la commune puisqu’ils étaient déjà sur notre 2ème projet.

Leur rôle est de conseiller dans une perspective d’intégration, et donc ils se sont attelés, notamment au premier point, le grand pré.

Vous savez, l’emprise que vous avez limitée est totalement empirique puisqu’elle est largement due aux services techniques qui, sans que personne ne déclare quoi que ce soit, ni qu’il n’y ait eu la moindre autorisation légale, l’ont empiétée.

On a sanctuarisé ainsi un terrain dont l’emprise était tout à fait conjoncturelle.

 

Dans notre second projet, il y avait une emprise plus grande, encore que je relève que vous faites tout de même un empiétement sur le champ, puisque vous y mettez des parkings, à la fois côté route de Rans et de Violesi.

Pour notre projet l’empiétement était dû au terrain de sports, et pour ma part, je ne serai pas très choqué que le terrain de sport sorte de l’emprise que vous avez voulu conserver pour qu’il réponde à sa vocation et que les enfants de Cabriès ne soient pas en décalage par rapport aux enfants de Calas. Nos enfants doivent avoir droit à une égalité de traitement où qu’ils soient.

 

Sur l’aspect juridique, le champ, c’est  ça qui a fait recours mais c’est pas ça qui a fait l’annulation du permis.

D’ailleurs le tribunal administratif a eu l’occasion de valider la modification du POS qui avait  été faite : donc, ce qui a été validé, c’est le fait de pouvoir faire quelque chose dans le champ, naturellement en respectant l'obligation d'y faire des équipements publics.

 

Je veux dire par là qu’il y a effectivement un vrai problème qu’il faudra affronter, et ne craignez rien, nous l’affronterons tous ensemble avec vous, Monsieur le maire, si vous êtes contre ceux qui s’attaqueront à ce projet à nouveau. Mais, le problème c’est qu’ils risquent d’avoir raison parce que les 2 deux jugements ont été contre l’atteinte au site.

Il y a une autre solution pour le résoudre, c’est la modification du POS, qui, sur ce point, peut être plus contraignant que les régles générales d’urbanisme, qui font que toujours quelqu’un pourra attaquer au motif que la vue depuis la route de Violesi ou depuis la route de Rans fait qu’il y a atteinte. Alors deux questions :

-          Que comptez -vous faire pour accélérer la mise en œuvre du projet, dans un esprit de concertation ? Nous en avons fait et il faut en faire.

-          Que faites-vous ensuite pour que sa réalisation soit faite le plus vite possible  en évitant les recours ?

Par HELENE MARTIN
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Lundi 5 juillet 2010 1 05 /07 /Juil /2010 00:48

L'exposition 2010 du Musée de Cabriès qui s'ouvre du  30 mai au 17 octobre 2010, dans le cadre du trentenaire du Musée de Cabriès, est intitulée «  De Georges Rouault à Edgar Mélik ».

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Disons tout de suite que nous nous attendions à ce que le Trentenaire du Musée soit commémoré par des manifestations, comme l’avait suggéré sa Conservatrice. Non, le Trentenaire ne sera pas fêté. Le Musée est au régime sec, malgré les discours officiels bienveillants.

 Désormais :

- on ne compte plus qu’une seule exposition annuelle digne de porter ce nom ; encore lui faut-il tout le talent de la Conservatrice pour y apporter quelque éclat.

M1- Aux artistes de prestige et reconnus, est désormais préférée une programmation de divers artistes locaux, peu conforme à une politique muséale, selon le sentiment exprimé en commission par la Conservatrice -   d’autres lieux pouvant remplir cet office sur la commune.

- Aucun moyen n’est donné au musée depuis l’arrivée de cette municipalité, tant au niveau du budget, des travaux indispensables, de la conservation des fonds, de nouveaux concepts et scénographies.

- L’inscription du Château aux Monuments Historiques, - dossier déposé sous le  mandat d'Hervé Fabre-Aubrespy - a connu deux ans de coma ; ce n’est que par la grâce de la Direction des Affaires Culturelles qu’il est rappelé à la vie !

- Heureusement, sous Hervé Fabre-Aubrespy, avait été mis en place le projet d'une  Maison d’artiste de Mélik, dont l’aménagement a été poursuivi par cette municipalité, seule « étoile » dans ce sombre bilan.       

 

M2« Etoile du Soir » ou « Stella Vespertina » est précisément le titre de l’ouvrage sur lequel repose la présente exposition 2010. 

Annoncer « Georges Rouault » sans restrictive, pourrait laisser croire  que le Musée de Cabriès  présente une sélection élargie de l’oeuvre de l’artiste. L’exposition « Rouault » consiste exclusivement en la présentation de Stella Vespertina, ouvrage composé d’un texte de l’artiste illustré de 12 planches couleurs gravées. Titre un peu racoleur, somme toute.  

 

C’est donc par l’entremise de « Stella Vespertina » que le public de Cabriès est convié à se familiariser avec Georges Rouault, et à le confronter à Edgar Mélik.

« Stella Vespertina », Ecrits et œuvre gravé,  est un ouvrage édité en 1947 par René Drouin, et qui comprend 12 planches couleurs gravées, tiré à 2 000 exemplaires sur Vélin du Marais. Ce sont ces gravures, sous encadrement « maison », qui sont suspendues dans l’une des 4 salles du château, tapissée pour la circonstance de violet (couleur mystique préférée de Rouault).

¼ pour Rouault, ¾ pour Mélik : dissymétrie révélatrice d’une artificielle parenté entre les deux artistes.

 

 

M5Certes, Jean-Yves Rouault, petit fils de Georges Rouault, et président de la Fondation du même nom, a bien voulu souligner la similitude de destination des lieux de travail des 2 artistes -   musée pour Mélik,  siège de la Fondation pour Rouault -  mais cela peut-il tisser de solides affinités ? Peindre un paysage peut-il constituer un gène de parenté, alors qu’il s’agit pour Rouault d’imaginaires pastorales chrétiennes et pour Mélik d’une réalité agraire ? Les cernes noirs peuvent-ils être l’ADN d’une filiation, alors qu'ils caractérisent l'oeuvre de Rouault-  rigoureux et scandant la composition,  tandis qu'ils ne sont qu'épisodiques dans le travail de Mélik,  s’abstrayant souvent du sujet ? 

 

 

 

Préférons à la recherche fiévreuse d’un rapprochement entre les deux hommes dicté par la circonstance,  ce qui, au contraire, les singularise, démarche plus conforme  à leur nature.

Les 12 gravures qui nous sont données de voir illustrent l’art imagier de Rouault reposant à la fois sur le monde contemplatif et sur le monde objectif : c’est un cœur chrétien qui regarde la misère et le péché du monde. Ses formes sont simples, atteignant même le dénuement, au profit de purs rapports de couleurs et de lignes. « La douce obscurité » qu’il affectionnait tant trouve sa pleine expression sous cette « Stella Vespertina ou étoile du soir », qui illumine de ses derniers rayons les riches couleurs de la terre, comme elle illumine les vitraux.  

 

Quant à Mélik, qui occupe trois salles sur quatre, de nouveaux dessins à la facture si personnelle, issus de la donation Seda et Nathalie Mélik, y sont présentés avec d’autres pièces de la collection du musée.   

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Comment peut-on mettre en vente au musée de Cabriès, à l’occasion de son Trentenaire et de la première visite de Rouault,  un catalogue édité par un autre musée et pour une autre exposition ?

Un catalogue est le témoin pérenne d’une éphémère rencontre : celle de l’artiste, du metteur en scène de l’exposition (le commissaire de l’exposition) et du spectateur. En cela, il est unique. 

Le musée propose bien un petit document de 4 pages (pour un Trentenaire, quelle misère !), mais les fautes et coquilles y sont si nombreuses qu’il est difficilement recommandable. Déplorons aussi l’absence de lisibilité des textes illustrant les gravures tout autant que les fautes qui s’y sont glissées : puisse le responsable des  affaires culturelles être plus attentif à l'avenir au beau  patrimoine de notre langue.   

Par HELENE MARTIN
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Lundi 5 juillet 2010 1 05 /07 /Juil /2010 00:45

N3

N1Nous avons regretté qu’un événement ne salue pas le Trentenaire du musée de Cabriès.

Il en va tout autrement de l’évènement qui se tient au Carré d’Art à Nîmes, «  Gérard Gasiorowski, recommencer. Commencer de nouveau la peinture » et qui propose une centaine d’œuvres ou installations. Il faut remarquer la qualité de l’accrochage qui ne se la joue pas, et  le refus de linéarité de la mise en perspective qui traduit avec intelligence la complexité du langage de cet artiste considéré comme l’un des plus importants de son temps, alors qu’il est inconnu du grand public.

N4N2Le musée présente la quête de Gérard Gasiorowski (1930 – 1986) sur deux décennies (65 /86), passant de la figuration hyperréaliste, à l’abstraction, de la croûte assumée à l’ascèse. Car pour Gasiorowski, la peinture est un flux permanent où l’œuvre cède la place à l’expérience artistique.

Même si nous ne possédons pas toutes les clés des portes de sa mythologie nous ne pouvons qu’être saisis par la peinture éblouissante de cet artiste réfractaire, tellement doué, drôle et virtuose qu’on a l’impression d’être face à mille peintres.

N5

Quant au catalogue, il est d’une grande qualité (et sans fautes).

(jusqu’en octobre)

  JB

Nouvelle incartade dans l’Art contemporain avec une exposition dans un lieu inattendu : les chais d’un des plus grands crus du Médoc, le Lynch Bages à Pauillac. James Brown (il n’y a pas que le chanteur de Sex Machine qui porte ce nom) y présente une série d’une trentaine d’œuvres intitulée « Stabat Mater », composée de pièces abstraites hiératiques et élancées, métaphore de l’élévation spirituelle. James Brown (1951) a été un artiste très prisé par les plus grandes galeries internationales dans les années 80 pour ses peintures qui suggèrent une présence, un art de la mémoire, une forme qui s’évanouit.

(jusqu’en octobre)

 

A2 

Mais le plus gros succès attendu en province, cet été, est, sans nul doute, l’exposition d’Aix-en-Provence : « Alechinsky – Les Ateliers du Midi ». Daniel Abadie, commissaire de l’exposition, propose une rétrospective des liens que noua ce peintre venu du nord (Bruxelles) avec les couleurs puissantes du midi, ses figures tutélaires et ses rencontres autour du livre.

 

Issu du bref mouvement COBRA, né après guerre, il rejeta avec ses amis Appel et Jorg venus des frimas scandinaves, et le poète Dotremont, les resucées en peinture et la culture latine. De ce mouvement expressionniste lyrique, il en conservera toujours l’élan, l’explosion des couleurs, la souplesse du dessin, la convulsion des formes.

A3

Dans l’une des huit salles, des huiles de cette époque (1955 – 1966) présentent des entrelacs de formes viscérales et des petits fantômes très colorés, caractéristiques de cette expression artistique.

Par la suite, Alechinsky adopte un mode de composition original rappelant un peu les prédelles gothiques : il dispose autour d’un sujet central peint à l’acrylique, plus fluide et plus étendu dans l’expression, une série de petits carreaux, généralement à l’encre, sorte de gloses autour d’un thème.

Cette exposition nous montre aussi combien Alechinsky, gaucher de nature, a le goût de l’inversion : ainsi son œuvre, à l’origine  bien cadrée dans des rectangles ou des carrés, s’inverse peu à peu dans une œuvre ronde encadrant le carré (embrasure - 2009). De même, les fameuses « remarques marginales ou prédelles », à l’origine reléguées à la marge et au traitement à l’encre, s’emparent de l’acrylique et de ses plages de couleurs, tandis que le sujet central s’exprime désormais à l’encre noire et éclate. 

A1De merveilleuses rencontres autour du livre et d’élégantes écritures sur vieilles archives, ainsi que ses premiers pas dans ceux de Cézanne et Picasso, (monumentale encre de chine de la première salle inspirée de Guernica) sont proposés à un public conquis. 

« Tout ce que vous peignez sera retenu contre vous ». Nous retenons tout. 

Par HELENE MARTIN
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Lundi 5 juillet 2010 1 05 /07 /Juil /2010 00:40

Quand ce n’est pas la grève, c’est le bus.

 

2 grèves nationales successives et un bus en panne ont bousculé le calendrier des traditionnelles journées sportives de nos écoles.

 

Le 27 mai était un jour de grève ; c'était aussi la date de la journée sportive des classes de CM1. 

Les enfants ont dû remettre à plus tard. 

(A noter que lors de la journée de grève du 27 mai, l’accueil des temps scolaires a été assuré sur l’ensemble des écoles de la commune, les enseignants grévistes étant minoritaires. Seule la restauration n’a pas été  assurée, le personnel municipal étant en grève. Le service des sports n'était pas en grève.)

 

Le 24 juin : rebelote. Nouvelle journée de grève. C'était aussi  la journée sportive des classes de CE 1.

Les enfants ont dû remettre à plus tard.

(A noter que lors de la journée de grève du 24 juin, l’accueil des temps scolaires a été assuré normalement dans les classes élémentaires de Cabriès, alors que la maternelle était fermée. Les personnels municipaux étaient en grève dans les cantines et dans les écoles. Les personnels du service sports ne l'étaient pas. )

 

Mais patatras : à l'approche des nouvelles journées sportives, c'est  le bus municipal qui s'est mis "en grève". Sa réparation a tardé, bien sûr..

Une nouvelle fois, les journées sportives ont dû être repoussées au 1er juillet et 2 juillet.

.

 

Que de péripéties pour boucler les 5 journées démarrées fin mai !

 

 

 

 

 

 

 

Par HELENE MARTIN
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