Jeudi 9 juillet 2009

 EDITO
L’opposition de l’opposition

En principe, dans une municipalité, il y a une majorité et une opposition.

En principe, c’est à l’opposition de « s’opposer ».

Or à Cabriès, les rôles sont inversés. C’est la majorité qui s’oppose ...à l’opposition.  

Depuis son arrivée aux affaires, toute son énergie n’a consisté qu’en dénigrement de l’opposition et en déni de l’action passée de ses prédécesseurs.

Cette crispation, paroxysmique quand elle s'exprime dans les conseils municipaux, les Tribunes Libres de la Cabr'Info et autres décisions, ne peut que créer un climat délétère sur notre commune.
On en est même à se demander si les élus que nous sommes, sommes les bienvenus aux invitations municipales qu'on veut bien nous adresser!


 Un Conseil municipal est prévu en principe le 16 juillet. Il en sera  rendu compte.

 

A tous ceux déjà en vacances et à tous ceux qui le seront prochainement, bonnes vacances, mais nous pensons surtout à tous ceux que la solitude, le dénument, la maladie, la peine éloignent de ce temps de fête commun.  


SOMMAIRE


I - Rencontres de Trébillane : Mais où est le public ?
II - Rencontres de Trébillane, ArtsKDanse, Baush, Jackson
Au lieu de compter les moutons
Le Buzz
3 mariages et une sardinade
En direct des Cabri Chou
Connaissez-vous Nicolas Claude Fabri de Peiresc...?
Journées sportives des écoles
Flâneries désenchantées à Calas

Tous droits réservés

Par HELENE MARTIN
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 9 juillet 2009

Les Rencontres de Trébillane ont compté une bonne vingtaine de représentations contre 8 l’année dernière. Le bon dosage doit se trouver à mi chemin.

( Le public n'est pas toujours au rendez-vous)

Elles ont été très diversement fréquentées, le plus généralement peu de public et malheureusement très peu d’habitants de notre commune, exception faite des grands rendez-vous que sont les spectacles produits par les associations  Arts K Danse, Calas Danse, et  Jazz’n Groove qui remplissent les gradins ; cependant, Kid Creole n’a pas fait le plein cette fois.

Saluons le succès du Chœur Lyrique des Enfants de l’Estaque organisé par l’association culturelle arménienne de Cabriès-Calas qui a su déplacer, outre les familles marseillaises, un public cabriésien inhabituel. Nos 2 chorales savent toujours rassembler un public nombreux et fidèle.
Les autres représentations n’ont connu qu’un engouement confidentiel, ne rassemblant le plus souvent que les proches des intéressés.


Les 2 spectacles du Pays d’Aix : «  Cine Concert » et « My GGGeneration » n’ont pas connu le succès qu’ils méritaient : le public pouvait être compté sur les doigts des 2  mains pour le premier, et pour le second, pas un visage de la commune.

Le théâtre a tenu une place majeure dans ces Rencontres. 3 associations,  Contrepoint-Théâtre, Entr’acte et la nouvelle troupe L’Aparté (issue d’Avant Scène de Marylène Derozières qui nous offrait toujours de beaux textes), ont présenté 7 spectacles destinés à des publics d’âge différent. Public clairsemé, sauf les affidés de ces troupes.
Les pièces de la  Provence traditionnelle manquent terriblement en ces soirées estivales.

 

Je serais malhonnête de dire avoir assister à tous les spectacles. Mon sentiment sur le concert de Musica Viva vous est connu (voir Cabricabrac n° 34) ainsi que le plaisir renouvelé qu’est le vernissage des écoles d’arts graphiques.


Pour le théâtre, on m’a dit le plus grand bien de la pièce interprétée par l’association L’Aparté « Je veux voir Mioussov » mais je ne peux en dire davantage.

La pièce de Laurent Kiefer (très présent dans la programmation d’Entr’acte) ne cache pas ses intentions. Une pseudo parodie du pouvoir actuel, rouleau compresseur de clichés et de facilités langagières, servie par une interprétation et une mise en scène en chantier. Il est vrai que je venais de voir la pièce parfaitement chevillée de Georges Feydeau, au théâtre de l'Odéon, La Dame de chez Maxim, mis en rythmes trépidants par l’époustouflant Jean-François Sivadier et interprétée par Norah Krief, remarquable Môme Crevette, à la trogne chafouine. 


Un petit prodige de l’accordéon, Pierre, de l’Ecole Municipale de Musique a particulièrement séduit le public qui était venu un peu plus tôt  applaudir la Chorale Libre Voce, toujours très au point : aussitôt la chorale partie, le public de la « fête de la Musique » s'est évaporé…

 

Les 2 spectacles du Pays d’Aix nous faisaient partager, pour le premier (My GGGeneration) une tranche de vie du Rock’n’Roll présentée par l’Atelier du Possible, accompagnée d’une projection audio-video larmoyante sur une société qui ne connaissait pourtant pas la « crise » ! Malgré certaines qualités, le spectacle n'a pas connu d'entrain, tant du côté des musiciens que du public. (NB : ni maire, ni adjoint à la culture pour recevoir la soirée CPA)

 Quant au Ciné Concert par le Philarmonique de la Roquette, pour lequel le public était inexistant, on m’en a dit le plus grand bien,  comme on m’a loué le concert du pépé Kid Créole et de ses délicieuses Coconuts.
Kid Créole était-il cependant la perle fine à laquelle nous avait habitué Jazz’n Groove jusqu’à présent, et qui expliquerait la désaffection relative du public ?

 

 

La culture, selon les experts, ne connaît pas la crise. Chez nous pourtant le public n'était pas au rendez-vous. Qu'est-ce qui explique ce désaveu ?
Le succès de ces manifestations ne tient qu’à une subtile alchimie entre les associations, le public, et la municipalité.

Fort est de constater que si les associations sont bien au rendez-vous, le public et la municipalité ne le sont pas.

La communication municipale a été exécrable : tardive, émaillée d’erreurs, des manifestations ont été oubliées (jazz band). La communication ne va pas au devant du public, c’est le public qui doit venir chercher l’information : or aujourd’hui cela ne marche plus. Dans les (rares) "commissions culture", nos représentants de l’opposition ont demandé avec force que la communication prenne une autre forme. « Donnez la dimension de votre ambition culturelle », avait proposé  Hélène Martin à l’élu à la culture. Sans suite.

 

Que souhaite vraiment le public de Cabriès en matière culturelle ? Nous avons demandé que cette question soit abordée en commission culture. Elle a été expédiée sans autre forme de procès.  

Au lieu de cela, on nous a annoncé le programme déjà ficelé des Rencontres, avec la seule satisfaction d’avoir chargé l’agenda.

 

Pourquoi avoir rejeté la tradition et la fête ?  Nous faisons pourtant le constat que les têtes du « hit parade » de ces Rencontres  sont : Calas Danse, Arts K Danse, Jazz N’Groove, les 2 Chorales. Leurs recettes : de la couleur, de la bonne humeur, du rêve, du bon sentiment.   

 

Mais quelle impulsion peut-on attendre d’une municipalité qui supprime Le Bal de la Municipalité, la Nuit des Sports, la Daube Provençale, la Cavalcade, tous les moments conviviaux après les spectacles, etc... et manque d’un enthousiasme communicatif.




« L’homme cultivé est celui qui a du temps en trop ». Or aujourd’hui, il faut « occuper ».

Pour les Rencontres deTrébillane, n'est-on pas dans ce travers ?
La culture, ce n’est pas « occuper » ; c’est donner envie.    

 

 

Par HELENE MARTIN
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 9 juillet 2009

Arts K Danse, Michael Jackson et Pina Baush

 




La super star de la Pop, Michael Jackson, s’est éteinte à Los Angeles d’une overdose d’élixirs de jeunesse.




Pina Baush
, la plus grande figure de la danse contemporaine, pour qui l’Etre est dans sa Corporalité, a refermé son « Café Muller » à 68 ans.

Deux personnalités qu’apparemment tout éloigne, rapprochées par le temps non programmé  de leur mort, à quelques jours de distance.

Le temps : le premier, Michael Jackson, veut s’en extraire, la seconde, Philippina Baush, en fait sa nourriture. Tandis que l’enfant-roi, à force de bistouri, refuse de grandir, Pina Baush, grande prêtresse de la chorégraphie expressionniste, met en scène les corps tels qu’ils sont, souvent disgracieux, et aime à les voir vieillir. Aux critiques d’art qui se scandalisent lors de ses premières représentations : « Ses danseuses sont laides, sales, et ont du poil aux pattes », elle répond : «  La beauté, c’est l’honnêteté. »


Cependant, le côté visionnaire et le succès mondial qu’elles ont connus rapprochent incontestablement ces deux personnalités troublantes.

Véritables bombes jetées sur la planète entière, que sont les mouvements désarticulés, les tics vocaux (hoquets, petits cris perchés dans les aigus), les clips novateurs, ou la musique sans frontière, sans sexe et sans couleur de Michael Jackson.

Véritables ondes de choc dans le champ de la création artistique, que sont le narratif non linéaire de l’écriture chorégraphique de Pina Baush, l’individualisation de la gestuelle, la virtuosité des solos,  les adresses des danseurs au public (intrusion du théâtre dans la danse).

Tous deux cassent les normes, lui avec son narcissisme autodestructeur, elle en absorbant la vie de ses danseurs.


Qui n’a pas vu Dominique Mercy, le danseur fétiche (français) du Tanztheater se propulser sur scène à grands moulinets de bras (Pour les enfants d’hier, d’aujourd’hui ou de demain) ou Helena Pikon, se projetant en arrière, répéter à l’infini « Elle est bien  amère » (Vollmond), et tant d’autres oeuvres mythiques, n’a pas encore pénétré dans la furieuse beauté de la création contemporaine du XXème siècle.

 

En évoquant la grande dame, je ne peux m’empêcher de penser à Céline Perrot, la directrice  du « Jeune ballet d’Arts KDanse » qui nous a présenté en clôture des Rencontres de Trébillane sa création 2009 : «  Il y a un bruit qui court ».
Nul doute que Céline, ses chorégraphes et ses danseurs ont été influencés par la mère de la danse moderne : mouvements de bras secs et répétés, discrétion de la technicité, mouvement du corps au service du sens, narratif fragmenté, personnages hors champ voyeurs et acteurs. Cette création, analyse sans concession du quotidien où se mêlent passion et violence, a été suivie d’extraits de concours ou du gala présenté à Marseille (voir Cabricabrac n°34).  




Le public, fille ou garçon, grimpé jusqu’au dernier gradin n’a pas caché une vraie jubilation devant ce spectacle d’une grande maîtrise.

Et pour prolonger cette soirée, un hommage improvisé a été rendu au créateur de ce pas glissé, aérien, le célèbre « moonwalk », et aux non moins célèbres déhanchements syncopés du King of Pop.

Ce soir là,
Cabriès a permis la rencontre fugace de ces mondes.

 

Par HELENE MARTIN
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 9 juillet 2009
Puisque les vacances sont là, essayons-nous à quelques divertissements

Faux proverbes 

- Chat échaudé est à moitié pardonné
- Père qui roule craint l'eau froide
- Père échaudé vaut mieux que ceinture dorée
- Un rat inverti en vaut deux

En connaissez-vous d'autres ? A propos, de qui sont ces faux proverbes ?


Meurtre au manoir

Hercule Foirot rassemble les hôtes dans le manoir où a eu lieu le crime du châtelain. " Il est évident que si l'amiral a dit la vérité, le maître d'hôtel l'a dite aussi. Cependant, le maître d'hôtel et le comte ne peuvent pas dire tous deux la vérité. Mais le comte et le pasteur ne mentent pas tous deux. Et si le pasteur dit la vérité, alors le maître d'hôtel ment..." Voilà, il y a deux personnes dont vous pouvez déduire qu'elles ont menti - ou non. Lesquelles ?

Que vous inspire cette phrase ? «  Portez ce vieux whisky au juge blond qui fume"

Quel est celui qui lorsqu'il avance, recule ?


Pour les réponses, vous pouvez les adresser directement sur la messagerie cabricabrac ou en commentaire (cette dernière rubrique a été placée sous modérateur).


Par HELENE MARTIN
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 7 juillet 2009

Mardi 7 juillet, la proposition de loi sur les dérogations au repos dominical du député Richard Mallié est débattue en séance extraordinaire à l'Assemblée Nationale. 
Une année de contretemps.
Dernièrement sur les ondes nationales, Michel Accoyer, président de l'Assemblée Nationale, se voulait rassurant, mais admettait que les nouvelles réserves émises en matière de distorsion entre salariés des zones touristiques et des PUCE (périmètre d'usage de consommation exceptionnel) ne devaient pas être négligées.

Amendements en perspective pour en tenir compte, ainsi que pour intégrer Lyon dans les PUCE et pour résoudre le problème de Paris ? A suivre ...  
110.000 signatures en faveur de cette loi accompagnent le député à l'Assemblée Nationale ainsi que les commerçants de Plan de Campagne. Les élus de la majorité de Cabriès n'y sont pas très visibles.
Un vote est espéré juste après la trêve du 14 juillet.

A  Plan de Campagne, Tony Sessine, président de CVR, dans le numéro Juillet/Août d'Europlan, croise les doigts et  espère "un nouvel été prospère et plein d'espoir". Nous aussi.




Maryse Joissains Masini, dont l'élection à la mairie d'Aix en Provence, a été annulée,  a organisé une grande réunion de soutien,  place Mozart, mardi 30 juin. Nous y étions ainsi que
tous ses amis politiques.
Le maire de Cabriès et son équipe ont brillé par leur absence.
Ils n'ont pas même été cités comme élus excusés.  


Vu : Aide de la mairie pour le combat de la D9. 

1 affiche municipale couleur.1 panneau electoral
Vous n'auriez pas plus
" discret" ?

Par HELENE MARTIN
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 7 juillet 2009


Les sardines, c'est bien connu, se déplacent par bancs. Les amateurs de sardines, aussi.  
160 personnes étaient au rendez-vous de la Sardinade du Verger pour déguster ces beaux poissons bien gras aux ventres argentés.
Trois mariages avaient lieu le même jour au Verger, ce qui a reduit un peu le nombre habituel des convives ; de même que l'assemblée et le repas de la Boule Bronzée qui avaient lieu au même moment.
Mais la Sardinade a été à la hauteur de sa réputation.

Par HELENE MARTIN
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 7 juillet 2009
Beaucoup de monde à la crèche vendredi 3 juillet pour la fête des "Cabri''Chou".
Parents, grands-parents répondent présents quand il s'agit de leurs plus petits qui se produisent sous chapiteau pour ..."Une Emission Spéciale".
Tel était le titre du spectacle offert en quatre parties, présenté par Séverine, directrice, Laurence, directrice adjointe et Laurent musicologue intervenant. 


Calinous font escale dans un bol.                     - Explorateurs accompagnés de Laurent, Nathalie et Régine.


Escale dans un bol par les Calinous.
Escales en Espagne pour les Aventuriers.
Escale dans l'espace pour les Explorateurs.
Escale au bord de l'eau pour les Moussaillons.















Tous ont remporté de vifs applaudissements 
Le personnel très investi dans la préparation de cette "représentation en direct" dont on imagine le travail, a été largement ovationné.

Par HELENE MARTIN
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 7 juillet 2009


Dans deux articles précédents, nous avons fait connaissance de l'érudit provençal polyvalent. Dans quels domaines de connaissance  Peiresc va t-il aujourd'hui nous entaîner ?

L'ASTRONOME, LE GEO PHYSICIEN, LE NATURALISTE, LE ZOOLOGISTE.

C'est dans le domaine scientifique que notre érudit provençal montra l'étendue de ses talents.
Lorsqu'il arriva à Padoue, en 1599, pour y poursuivre des études de droit, il rencontra un mathématicien de génie, enseignant dans la même université, dont il devint un fervent disciple et un ami jusqu'à la mort. 
Cet illustre personnage se nommait Galiléo Galiléi, plus connu en France sous le nom de Galilée, dont les idées révolutionnaires en matière d'astronomie lui valurent la disgrâce. Et pourtant Peiresc défendit son ami avec détermination devant le souverain Pontife Urbain VIII (ami de longue date du provençal) afin de lui démontrer que les apports scientifiques majeurs apportés par Galilée ne remettaient pas en cause sa foi. Sans succès. La Sainte Inquisition demeura intransigeante, et daigna seulement commuer la peine capitale en assignation à résidence, à Arcetri, où il mourut en 1642.

L' influence du pisan sur Peiresc fut considérable, au point que dès son retour en France, il se mit rapidement en relation avec tout ce que le monde scientifique européen possédait de mathématiciens, de physiciens, et d'astronomes. Il correspondit ainsi avec Wendelin, Neper et Briggs (inventeurs des logarithmes), Hortensius, Képler, Malapert, Mersenne, Joseph Gaultier. Il forma également un disciple, Pierre Gassendi, né dans un village proche de Digne, philosophe, théologien, mathématicien et astronome ( c'est à lui que l'on doit le nom d' "aurores boréales".) et qui laissa à la postérité une biographie très détaillée de son maitre et grand ami *.
Peiresc acquit sa première lunette en novembre 1610, date à laquelle il fit sa plus belle découverte : le 26 de ce mois, en observant méticuleusement la constellation d'Orion, il eut la surprise de voir apparaitre  une sorte de gros nuage brillant qu'il consigna sous l'appellation de "nebulusca" et qui s'avèra être l'une des plus belles nébuleuses de notre galaxie, la Grande Nébuleuse d'Orion, dont il faudra attendre quatre siècles pour en expliquer la fluorescence (ionisation d'un nuage d'oxygène) ! Plus tard, en 1633, il observa "les merveilleuses grandes cornes de Vénus". Il visualisa Saturne, qu'il compara à un macaron, parlant de la "triplicité" de la planète, de sa "forme oblongue et irrégulière". Il parvint aussi à observer trois des quatre satellites de Jupiter, tout récemment découverts par Galilée !

 

           Peiresc comprit rapidement que l'astronomie pouvait l'enrichir sur la connaissance de laTerre. Ainsi il se mit à étudier les longitudes du pourtour méditerranéen, afin de corriger les anciennes cartes, encore dressées à partir des données de "l Almageste" de Ptolémée (IIè.s.), dont se servaient les navigateurs sur la route du Levant. Il forma des observateurs bénévoles qu'il positionna en divers endroits du pourtour méditerranéen ( France, Italie, Grèce, Syrie, Egypte, Tunisie, Malte), pour relever avec exactitude la position de quelques astres judicieusement choisis. Après de longs mois de relevés, il put, avec Gassendi et le Prieur de La Valette, Joseph Gaultier, faire état d'un stupéfiant résultat, à savoir que la distance séparant Carthage des côtes orientales de la Méditerranée était inférieure de 1000 kms à celle indiquée par les cartes alors utilisées !


Il s'interrogea également dans le domaine géologique, sur l'inclinaison des strates parallèles qu'il observa dans les Alpes de Provence ( en son fief de Peyresq), et fit faire des observations semblables à proximité des côtes ou bien dans certaines îles. Manifestement il eut l'intuition des plissements tectoniques. Il s'intéressa également aux volcans, se demandant si les explosions ne seraient pas liées à la brusque irruption d'eau au contact de la lave incandescente.
La météorologie ne lui fut pas indifférente, expliquant l'origine des halos lunaires et solaires qu'il observa par l'existence de poussière d'eau, phénomène que l'on retrouve aux abords d'une chute d'eau alors qu'apparait un arc en ciel (dispersion de la lumière). Il mit également en garde tous les navigateurs sur l'existence du redoutable phénomène de "pompes aspirantes" rencontré dans l'Océan Indien, que René Descartes décrira plus tard comme étant une dépression tourbillonnaire. Peiresc ne fut donc pas loin de la notion de pression atmosphérique et il s'en fallut de peu qu'il ne découvrît l'origine des vents !

 

(Le jardin de Belgentier = aujourd'hui disparu . Var)           
S'inscrivant dans la lignée des "grands Anciens", Peiresc fut un naturaliste. Il fit d'Aix en Provence et de Belgentier des sites privilégiés où il constitua des jardins composés d'essences de toutes sortes. Il ne manqua pas, lors de son séjour aux Pays Bas de rendre visite à Clusius (Charles de L'Ecluse), à Leyde, qui fut le plus compétent des botanistes, et dont les travaux colossaux valorisèrent considérablement la spécialité. Les deux hommes ne cessèrent de correspondre et d'échanger des échantillons d'espèces rares. C'est à Belgentier que Peiresc tenta d'acclimater des espèces inconnues alors, qu'il fit venir de tous les coins du monde, par l'intermédiaire des moines Capucins. Ce jardin deviendra aussi célèbre que ceux de ses illustres correspondants.
Dans ce petit eden terrestre, poussèrent une vingtaine de variétés d'orangers et de citroniers, un margousier ou lilas de Chine, un néflier du japon ou bibassier, un bananier. Il introduisit le gingembre, qu'il fit parvenir au Jardin du Roy. Il fit pousser un grenadier dont il eut connaissance par la description qu'en fit Pline l'Ancien. Il cultiva le myrte, dont il trouva une variété à fleur double au Castellet. Avec toutes ces essences rares , il réalisa plusieurs centaines de greffes.

Le verger comprenait de très nombreux arbres fruitiers, des plus classiques aux variétés les plus singulères. Il regretta de ne pas avoir réussi à acclimater "cet arbre dont le gros fruit donne à la fois à manger, à boire et à se chauffer.." Il faisait allusion au cocotier. Vigne, fraisiers, courges, melons composèrent également son verger. Il fut aussi très sensible aux parfums et  aux plantes médicinales dont plusieurs variétés d'absinthes. Cependant, il n' ignora pas pour autant , l'arbousier, le lentisque, la salsepareille, le fenouil, les euphorbes, plantes que sa Provence natale lui permettait d 'étudier sur place.

 

           Aristotélicien, le grand érudit provençal ne pouvait occulter son grand intérêt pour le monde animal. Déjà passionné par les chats dont il importa l'espèce angora, qu'il contribua à introduire dans les foyers français, il étudia des espèces moins connues. D'abord une tortue qu'il fit venir de Martigues, un crocodile de quatre mètres qu'il reçut d'Egypte, rectifiant du même coup l'erreur concernant le nombre de dents que l'on disait à trois cents alors qu'il n'en compta que trente sept ! Plus tard il transforma son jardin varois en zoo, y recevant un éléphant dont il étudia la dentition trouvant huit molaires alors qu 'il était communément admis que le pachyderme en possédât quatre. On envoya à Peiresc en 1633, un curieux animal désigné sous le nom d'alzaron, dont la morphologie tenait à la fois de la gazelle et du veau. Notre ami s'attacha beaucoup à cet animal qu'il soigna et dont il fit son animal de compagnie. C'est le coeur serré qu'il enfit don au pape Urbain VIII, son ami. D'après les croquis que Peiresc fit exécuter de cet alzaron, par le peintre anversois Fredeau, il semblerait que cet animal fut assez extraordinaire, ne ressemblant à aucun autre connu.
Il s'attacha également au dernier caméléon qu'il put sauver, parmi ceux qui lui furent expédiés de Tunisie. Le petit reptile vivait en liberté dans sa demeure, il pouvait en étudier ainsi le comportement, découvrit son fabuleux mimétisme, admira le mouvement indépendant de ses yeux, celui non moins insolite de sa langue. La mort du petit animal, bien que naturelle, lui causa beaucoup de chagrin.


Peiresc résolut un mystère, à l'occasion des "pluies de sang" que l'on relevat dans plusieurs communes de Provence, sur les murs des habitations. Le caractère indélébile de ces gouttes rouges, effrayait les populations qui y voyaient un message démoniaque. Peiresc lui, constata qu'un papillon éclos dans une boite où il avait déposé sa chrysalide, avait laissé lors de sa métamorphose une grosse tache rouge. Ce phénomène fut attesté par d'autres expériences et le mystère fut élucidé. On sait aujourd'hui que le papillon appartient au genre vanesse.
Il fut passionné par les dissections, qu'il considérait comme le meilleur moyen d'apprendre l'anatomie. C'est en disséquant des yeux de toute espèce animale qu'il mit au point les fameuses lunettes astronomiques, ayant compris les mécanismes optiques qui les animaient. Ces expériences lui permirent de confirmer l 'existence de la circulation sanguine qu' Harvey découvrit quelques mois avant !

 

           Rien de ce qui constitue La Connaissance n'échappa à cet illustre provençal.  Certains domaines dans lesquels il excella n'ont pas été évoqués ici, musique, philosophie, théologie. Il faudrait encore des pages d'un grand livre  pour inventorier l'étendue de son savoir.

Qui connaît aujourd'hui cet homme brillant qui fut pour les "grands" génies qu'il côtoya, Pinelli, Du Vair, Rubens, Galilée, De thou, Képler, Scaliger, Mersenne et bien d'autres, l' esprit le plus fin et le plus complet de son temps, cet homme dont l'éloge funèbre fut prononcé en quarantes langues différentes, cet homme enfin, qui fut le personnage le plus recherché par le monde culturel du XVII è.s ?  
"Prince des curieux" dans une société aujourd'hui sans curiosité, occupera-t-il la place qui lui revient dans le panthéon des grands humanistes ?

                                                                                                J.L.

  * Pierre Gassendi. Un savant, une époque : Peiresc, le "prince des curieux" au temps du baroque . Ed Belin.

 

Par HELENE MARTIN
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 6 juillet 2009

Dès le 25 mai et jusqu'au 26 juin, les élèves de toutes les classes primaires de la commune ont participé aux journées sportives traditionnelles au Complexe Raymond Martin.
Ils ont pu ainsi valider leur niveau sportif et se détendre en plein air, avant goût des vacances toujours attendues, sous la vigilance des enseignants et du personnel municipal d'accompagnement
.

Notre élue CTR, Martine Guionnet, ancienne adjointe aux affaires scolaires, y a été très présente . Pour elle, il y a un plaisir non feint à aller à la rencontre des enseignants, des enfants et du personnel municipal. 

 















(Ci-dessus, sous un ciel lourd, il est bon de faire trempette ; Martine Guionnet, d'un pas vaillant, à la rencontre des petits sportifs - Pas de maire et d'adjoint aux afffaires scolaires, jeudi 25 juin)

Le jeudi 28 mai était une journée de grève (la 3ème depuis janvier). Or il y a eu très peu d'enseignants grévistes, ce qui a évité à la municipalité de mettre en oeuvre le Service Minimum d'Accueil (SMA). 
Cette journée étant la journée sportive des CE2, la plupart des enseignants n'ont pas voulu pénaliser les enfants. Super !
De plus, le responsable de la cuisine centrale et quelques agents municipaux non grévistes ont préparé les repas et les ont servis au foyer et non à l'extérieur, car ils craignaient les chutes de branches (une entreprise est venue enfin les couper ce jour là, après 6 mois d'attente).


L'invitation à participer à ces journées sportives qui avait été adressée à notre groupe d'élus municipaux CTR était bien tardive (postée le 25 mai pour un début de stages le 25 mai) ; elle comportait en outre 2 erreurs. On nous conviait à venir le lundi 25 juin et le mardi 26 juin : or, le lundi était un 22 juin et le 25 juin était  un jeudi. Quid de la bonne date ? Nous avons dû poser la question et le maire et son adjoint ont dû s'y reprendre à 2 fois !

Les invitations municipales nous sont si parcimonieusement adressées que nous les examinons avec soin.

Par HELENE MARTIN
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 6 juillet 2009

Fleurissement à CALAS                             

Le vide-grenier du 14juillet n'aura pas lieu à Calas, comme par le passé, pas plus que le vin d'honneur offert par la Municipalité, comme par le passé. Alors à quoi bon fleurir le village ?

















Résidences  à CALAS                                
"Que faut-il faire pour que la municipalité  débroussaille ? On a peur du feu" : entendu d'un administré


















Sur la route de Plan de Campagne.           Départ de feu, entre D9 et habitations













Fossé non curé et branches sèches          Tags, tags, tags

















Signalétiques dégradées 

Par HELENE MARTIN
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Derniers Commentaires

Rechercher

Vous aimez ? cliquer ici

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus