Avant l’arrivée d’Hervé Fabre-Aubrespy en 2001, c’était le désert social : 84 logements sociaux, la loi
SRU en imposait 620 ! La commune payait 150 €/an par logement manquant. Des loyers étaient exorbitants pour des logements souvent sordides. On recensait 900 demandes de
logements.
Une des premières initiatives d’Hervé Fabre-Aubrespy : la révision simplifiée du POS en décembre
2003 pour faire réaliser un grand projet immobilier.
2003 - Révisions POS- Vote de l’opposition (Mrs Deleuil, Mougin, Peynichou,
Pons, Orcier, Epardeau) : elle ne prit pas part au vote.
« J’ai peur que nous parlions ce soir de vœux pieux »,
conclurent-ils (avec beaucoup de clairvoyance, comme on le voit)!
Terrain situé à Chamfleury, de 7 hectares y compris les 2 hectares en déshérence qu’Hervé Fabre-Aubrespy
avait enfin intégrés gratuitement au domaine public communal, en février 2005. Terrain proche du centre urbain et bien inséré comme entrée de
Calas.
Le projet distinguait une partie semi dense, sous forme d’habitat individuel, et une partie plus dense.
Des réunions publiques et la revue municipale informèrent régulièrement les habitants et les résidents de
Chamfleury. Une enquête publique, engagée de février à mars 2005, aboutit à un avis favorable du commissaire enquêteur. Hervé Fabre-Aubrespy obtint
un avis favorable de la Commission des Sites le 12 juillet 2005.
Août 2005 - Adoption du principe du Projet - Vote de l’opposition : 1 abstention (M.
Ghévontian).
5 juin 2006 : obtention des permis portant à la fois sur les logements et sur les lots.
Le programme arrêté avec le promoteur Bouygues comprenait pour la location, 96 appartements
sociaux (UNICIL) ; pour l’accession, 90 appartements et 70 maisons individuelles en accession, soit 160 logements ; et 32 lots.
Une commission d’attribution, destinée à examiner les 900 demandes en toute transparence et selon des critères prédéterminés, fut constituée, avec la présence de 3 membres de
l’opposition : 3 membres avec Hervé Fabre-Aubrespy, 1 seul membre aujourd’hui
Néanmoins, l’opposition ne manqua pas de dénoncer régulièrement « le mode d’attribution pour le moins original » (Cabr’Info juin 2006 n°
69).
Procès d'intention : que chacun comptabilise les adversaires d’Hervé Fabre-Aubrespy qui y sont logés. Aucun ne manque à l’appel !
Au conseil municipal du 1er septembre 2006 : vote de la convention déterminant les conditions
d’attribution de ces 160 logements exclusivement à des « primo accédants », originaires de Cabriès, entre la commune et la Société Bouygues.
Dans cette convention, on trouve notamment l’engagement du promoteur de mettre en vente ces logements au
prix de 2 300 € TTC le m2 pour les appartements, et 2 350 € TTC le m2 pour les maisons (val sept 2006). En contrepartie, la commune cède à
l’euro symbolique 2 des parcelles communales de Chamfleury, entrées peu avant, à titre gratuit, dans le domaine communal.
2006 - Convention sociale - Vote de l’opposition : 6 abstentions (Mrs Deleuil,
Orcier, Mougin, Pons, Peynichou, Epardeau)
Comme on le voit, une opposition toujours soucieuse des intérêts essentiels des cabriésiens!
Un recours fut intenté contre l’ensemble du programme immobilier par un habitant de la commune. Un autre recours le fut par une autre poignée d’habitants.
Ce contretemps bouleversa la pré commercialisation : devant l’incertitude des actions judiciaires et la
répercussion de l’indexation dû à ce retard, certains demandeurs renoncèrent à leur projet, et les autres qui maintinrent leurs demandes, durent subir au final l’augmentation provoquée par ce
retard. Hervé Fabre-Aubrespy obtint de ramener cette hausse de 4,75% à 3% (val Janvier 2008).
Par jugement du Tribunal Administratif de Marseille, les deux recours furent rejetés en avril et mai 2007, le
premier considéré comme « irrecevable », faute par le requérant de justifier d’un préjudice direct, le second ayant été introduit en dehors des délais légaux.
Malgré ce, le premier requérant persista et interjeta
appel.
A cette date, l’opposition ne trouve pas mieux d’interpeller
Hervé Fabre-Aubrespy : « les logements tant espérés par les jeunes ont-ils été construits ? » (Cabr’Info, juillet 2007)
Ce « soutien », dont on peut mesurer la réalité, se retrouve lors du Conseil municipal du 12 novembre 2007, à quelques mois des échéances municipales.
Vote de la convention fixant aux 160 « primo accédants » leurs obligations en contrepartie des
conditions financières particulièrement avantageuses qui leur étaient faites.
2007 - Convention des primo accédants - Vote de l'opposition : 6 abstentions (Deleuil, Orcier, Mougin, Pons, Peynichou, Varo) et 1 ne prenant pas part au vote (
Ghévontian)
Après les élections qui virent la défaite d’Hervé Fabre-Aubrespy, que croyez-vous qu’il arriva ? Le requérant,
son appel, retira
...
En cette fin d’année 2009, 181 logements sur 256 ont été livrés, dont 57 en location (soit 60%) et 124 en
accession (soit 77%).
Avec Hervé Fabre-Aubrespy, l’ensemble des 256 logements avaient une vocation sociale et exclusivement
cabrièsienne.
Malheureusement, la nouvelle municipalité n’a rien activé après le départ d’Hervé Fabre-Aubrespy pour donner
la priorité des attributions aux habitants de Cabriès aux conditions de la convention « primo accédants ».
Il en résulte que, sous la nouvelle municipalité, de nombreux logements ont été vendus librement au prix du
marché et que même, quelques appartements ont été achetés par des « Investisseurs » !
Quant aux logements locatifs, cette municipalité saura-t-elle donner la priorité aux habitants de Cabriès ou
s’inclinera t’elle obligeamment devant ceux proposés par le Préfet et le CIL?
Pour l’heure, la municipalité est embarrassée : Indispensable de « récupérer » ce programme
social pour contenter une partie de l'électorat, mais indispensable de le dénigrer pour l’autre partie.
En attendant, pour tout ce qui ne va pas, elle renvoie :
« C'est pas nous, c’est les autres »
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